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Avec l'arrivée dans la famille de ma mini-cafetière à piston (je lance d'ailleurs un appel à noms : toi aussi, trouve un nom pour ma cafetière), ça y est, c'est officiel, je suis un drogué. Pas seulement drogué à la trimethylxanthine, mais aussi à tout ce fabuleux rituel matinal : sentir l'arôme envahissant, laisser infuser, appuyer sur le piti piston, verser, se cramer la langue par excès d'impatience... Ce matin, j'ai fini mon premier sachet de café. C'est la crise, les amis. Je n'imagine même pas dans quel état je serai demain matin si je n'ai pas la possibilité de procéder à ma prière caféinée de l'aube... GRR. Des choses pas intéressantes : Allez, promis, la prochaine fois, je raconte quelque chose d'intéressant. |
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Comment ? Vous n'avez toujours pas entendu parler de Rodrigue et Gabrielle, ces deux incroyables personnages tout
droit venus de cette toute petite région d'outre-Atlantique qu'on appelle le Mexique ? L'alchimie R&G est d'une efficacité à toute épreuve : de la musique purement acoustique (chacun officiant sur guitare classique) parfois aux rythmes endiablés, d'autres fois plus calme avec d'envoutantes mélodies, des influences metal et rock bien présentes, le tout saupoudré de sonorités latines (d'aucuns évoquent du flamenco ou de la bossa nova, mais ce n'est pas tout à fait le cas), avec un degré de maitrise impressionnant. Si Rodrigo se concentre sur la partie mélodique, n'hésitant pas à faire cohabiter arpèges envoutants et techniques de guitare "shred" (sur guitare classique, toujours), Gabriela préfère de son côté une partie rythmique acérée, agrémentée de percussions à même le corps de son instrument. Le succès est au rendez-vous en Europe depuis l'année dernière déjà, et le duo se produisait pour les 2ème et 3ème fois à Paris, les 26 et 27 novembre dernier, au Bataclan... |
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Le décor est sobre, sans trop d'effets : deux chaises, deux guitares classiques sur leurs trépieds, des jeux de lumière assez sobres, quelques mini-caméras réparties un peu partout autour de chaque membre dont les images sont projetées sur une grande toile en arrière plan. Le spectacle n'est pas là !
A peine Rodrigo et Gabriela entrés sur scène, on ne peut que remarquer deux choses : d'une part, un public pratiquement déjà conquis, n'attendant que les premières notes et les premiers frissons. D'autre part, un naturel et une aisance complète du duo, très proches des spectateurs chacun à sa façon, et prenant un énorme plaisir à jouer.
Tout le début du concert se déroule à un rythme diabolique, le groupe enchaînant des morceaux de leur démo ("Re-Foc"), une reprise de Metallica ("Orion"), quelques improvisations à couper le souffle, et des morceaux réduits à plus ou moins une minute juste pour chauffer un peu plus le public. Rodrigo fait se succéder les solos à toute vitesse, et Gabriela y répond avec des rythmes ultra rapides et syncopés, qu'il s'agisse d'accords ou de percussions, remplissant tout l'espace : on a l'impression d'avoir en face de soi un ensemble rythmique complet, réuni dans un seul bout de demoiselle... et totalement détendue !
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Un petit peu de calme, permettant à Gabriela de raconter quelques conneries dans le micro (et que je vous dis bonjour en japonais, et que je vous souhaite joyeux Noël, et que je vous donne un cours d'espagnol pour vous apprendre à dire "sale con" ou "va te faire mettre"...), et s'ensuivent quelques moments de silence quasi-religieux, pendant que tour à tour, l'un et l'autre se lancent dans des improvisations (percussives pour l'une, mélodique pour l'autre). Rodrigo finit par quelques minutes sur quelques airs connus (l'intro de "Sweet Child O'Mine" pour déconner, celle de "Master Of Puppets" suite à une demadne du public,...)
Comme dit précédemment, le groupe prend un malin plaisir à faire participer le public (Rodrigo le faisant par exemple répondre
aux intros jouées sur sa guitare) et... du plaisir, tout court. Souriants, se lançant des petites vannes ou des cris d'encouragement
pendant les crescendos ou parties plus épiques de leurs morceaux, au moins, on sent qu'ils ne font pas tout ça à contrecoeur. La fin du concert (enfin, disons plutôt la deuxième moitié !) leur permet d'attaquer leurs chansons les plus attendues : un "Diablo Rojo" absolument légendaire, électrifiant une foule qui n'attendait probablement que ce morceau, une reprise jazzy et virtuose de "Stairway To Heaven", et "Tamacun" et "Vikingman" en rappel qui sont l'occasion de faire monter l'adrénaline pour la dernière fois. En voila deux dont on a pas fini d'entendre parler... |
Quelques liens : Photos
prises par moi-même, le 26, Myspace,
Diablo Rojo (live)
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Hier soir, concert "festival" des Inrocks à la Cigale, avec Get Well Soon, Yo!Majesty, et... Franz Ferdinand, pour le premier concert d'une tournée annonçant leur prochain album (prévu pour Janvier 2009), avec une set-list réduite à 12 (ou 13, si j'en oublie une) chansons. Hé beh, ça bougeait dans les pantalons. Une toute petite salle, des billets partis terriblement vite après la fuite de l'info de la présence de Franz Ferdinand, billets qui se sont par la suite arrachés sur eBay, un public entièrement conquis... Il n'en fallait pas beaucoup plus pour faire un énorme retour en live. |
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A peine entrés sur scène, le groupe est accueilli par une quasi-hystérie collective, que même le caractère totalement inédit de
la première chanson ne refroidit pas. Quelques notes de synthé, un couplet assez doux, puis... la déferlante Franz Ferdinand, énergique,
électrique, détendue.
Le groupe enchaîne très lâchement, avec deux de ses plus gros succès (sur les ondes comme en salle) : Do you want to (dont la structure
un peu anarchique, avec un pont zappé et un refrain qui se répète, laisserait penser à un remaniement stratégique ou un effet
de "oh non les mecs on s'est perdus!"), suivi de Dark of the Matinée plongeant la fosse dans la plus pure folie. Je me retrouve
étrangement catapulté aux premiers rangs, n'ayant même plus besoin de faire d'efforts pour sauter sur place : la foule en pleine communion
et l'élasticité du plancher faisant tout le boulot. Up and down \o/
La suite de la setlist se perd un peu dans les limbes de ma mémoire de groupie, mais les chansons n'en étaient pas moins épiques.
Qu'il s'agisse de 40, la très (trop ?) célèbre Take Me Out ou Michael, tout le monde est dedans. Le public reprend tout
en choeur, les 4 écossais s'éclatent et sont ravis de faire participer le public. Autres moments forts : "Walk Away" (alors comme ça, monsieur Kapranos, on oublie les paroles) pleine d'émotion, mais prouvant que le
groupe n'est pas encore vraiment prêt pour les chansons "calmes" en live (et pourquoi pas, après tout ?), l'étrange "Outsiders",
carrément hymnique de temps à autres, avec un final où tout les membres du groupe squattent la batterie. |
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Franz Ferdinand revient et continue sur sa lancée : un rock totalement détendu, une pèche communicative voire épidémique, des rythmes irrésistibles et des hymnes rassembleurs. J'en veux encore, mais en plus long, s'il vous plaît.
(Et messieurs de chez La Cigale, par pitié, mettez des barbelés devant la scène. Marre des petits cons qui montent sur la scène.)
Pitite set-list à l'arrache, dans un ordre très approximatif : NewSong, Do You Want To, Dark Of The Matinée, NewSong, 40, NewSong, Walk Away, Take Me Out, NewSong, Michael, Outsiders, This Fire.
Bon, ben juste deux choses : la radio est maintenant un podcast bien pratique (ci-dessus, d'ailleurs écoutez, vous aimerez), et un peu d'auto-publicité.
A plus tard les z'amis youpi.
A ma mort, je ne voudrai pas être enterré ou incénéré, guère réjoui que je suis par la perspective de servir de plat cuisiné/embaumé pour asticots, ou de finir vaporisé selon le sens du vent. De même, donner son corps à la science, c'est bien beau, mais la science a probablement mieux à faire que recevoir un cadavre métastasé de 78 ans par Chronopost. Quoique, si on me maquille en clown avant, ça les fera peut-être rire un coup... Bref. Du coup, j'ai élaboré une série de "funérailles types" un peu plus originales, avec un soupçon de mégalomanie, mais sans être trop dérangeantes pour l'ordre public. Celle qui a le plus retenu mon attention (oui je suis comme ça, je me fais retenir tout seul ma propre attention tellement je suis brillant) consisterait à réunir l'intégralité de l'argent que j'aurai pu accumuler jusque là, et de l'utiliser pour concevoir et construire la plus grande catapulte ou le plus grand lance-pierre de l'histoire, qui, une fois disposé(e) sur le port de Saint-Malo, propulserait mon corps désarticulé par dessus la Manche, pour attaquer la Perfide Albion. Si en plus, pour les faire un peu plus flipper, on peut embarquer un dispositif pyrotechnique transformant ma dépouille en boule de feu, dès lors qu'elle serait visible de la côte Angloise, alors je peux mourir en paix. Autre possibilité, dans le même ordre d'esprit : procéder à la satellisation de mon auguste personne à l'aide d'un ressort de flipper ou d'un rail-gun géant. Sinon, un peu plus cher, embarquer mon cadavre dans un avion stratosphérique, et me larguer à peu près au dessus de la Sibérie, pour voir où j'arrive. Ou alors, me vider intégralement, boucher hermétiquement tous mes orifices, me remplir d'hélium et me vendre à Disneyland. Ou encore, découper mon corps en une vingtaine de morceaux, cacher soigneusement toutes ces pièces autour de Paris, et offrir tout mon héritage au premier à recomposer le puzzle. Je suis ouvert à toute proposition. |
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Petit un. Considérons la population mondiale : environ 6,6 milliards d'individus. La population chinoise est d'environ 1,3 milliards de têtes. Ce qui correspond à 19,69% de la population : environ un humain sur 5 est chinois. Donc, scientifiquement, une femme a une chance sur 5 de donner naissance à un chinois. Ainsi, nous avons pu estimer que le pourcentage de chance d'avoir (au moins !) un enfant chinois pour 2 naissances est de 36%. Pour 3 naissances, cette probabilité monte à 48,8% ! Mais imaginez seulement : si une femme donne naissance à 21 enfants, elle aura 99,5% de chances d'avoir fait naitre un petit chinois ! Maintenant, considérons qu'il y a 1,13 milliards d'indiens, et 4,3 millions de bretons. ... Voici les enfants de la famille Martin au complet : Jérome, Sébastien, Marie, Sylvain, Tong-Li et Gwenaëlle. Bon sinon, les petits liens de la semaine : Pain Of Salvation (video unrelated), Basshunter (l) , Kiemsa (punk rock qui fait bouger la tête et qui est un peu drôle, ui), Citadel (du talent en France ! Qui l'eut cru ! Dommage que leur Myspace ne propose pas de chansons des albums antérieurs, à part "DNA"), Ultra Vomit (parce qu'il faut rire un peu... "Mountains of Maths"). Gneugneugneuh... le jour où j'achète du matos d'enregistrement convenable, il faut que le préampli de ma guitare électro-acoustique tombe en rade. *facepalm* |
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A regarder en entier, impérativement. J'en ai fait des cauchemars.
Poum poum poum. Voyons voir...
* Avec les Fatals Picards, chantons en espagnol (Que viva Tequila, que viva la playa, tome la salida !) avec "Commandante", ou en roumain avec "Je ne suis pas cherché à vous".
* Parce que ces mecs sont géniaux : Reckoner de Radiohead.
* Allez hop, séquence nostalgie : One,Two, Three, Four !
* Et pour le plaisir...
EDIT : Re-pour le plaisir...
Il y a des jours, comme ça, où on a quand même bien envie de rester sous sa couette toute la journée même par 35° dehors, ou mieux, de ne même pas se réveiller.
Le sommeil, c'est quand même un sacré bordel. Le soir, impossible de se résoudre à rejoindre les bras velus de Morphée, dormir semblant être une perte de temps, une activité dont l'inutilité chatouille celle de l'aspirateur USB. 5h après (ou 6, ou 12, c'est selon), on maudit le monde entier de se voir obligé d'affronter une nouvelle journée avec tout ce que ça implique.
Et puis quand on y pense, c'est vraiment mal foutu tout ça. On ne se rappelle jamais du moment précis où l'on sombre dans les limbes d'une sieste bien méritée. Résultat : impossible d'en profiter pleinement. Par contre, le moment où ce %$£ de réveil gache tout, lui, est d'une précision chirurgicale.
Il y a vraiment des jours où je me dis que je dormirais bien 24/7. Après tout, la vie sociale, le travail, tout ça, c'est très surfait. Dans une vie future, je serai un koala. 22h de sommeil par jour, le reste pour bouffer de l'eucalyptus et courtiser dame Koalette. Everlasting happiness.
Aujourd'hui, j'ai encore eu la preuve du terrible pouvoir de cette puissance cosmique qu'est la Procrastination.
Mise en situation : enfermés dans le même laboratoire tels des cobayes génétiquement modifiés, les yeux rouges sang après des heures passées à taper des lignes de code (non bon d'accord, on revenait à peine de pause café), une discussion se lance entre un collègue stagiaire et moi, concernant les films de série B, de zombies et de ninjas (/!\ Haute concentration de culture /!\), tout en continuant à bosser.
Soudain, mon collègue me dit : "tiens ça me rappelle un vieux jeu sur PC, qui... merde, je retrouve pas le nom, attends. Bon, tant pis, je me souviens plus". Après quoi nous nous remîmes aux travail avec tout le sérieux nous caractérisant.
Quelques minutes plus tard, il se lève avec fracas, annonçant : "nan mais impossible de me concentrer avant d'avoir trouvé ce %$£ de nom. Je vais voir sur internet." Je le suis. Un autre collègue stagiaire nous suit, n'étant pourtant même pas au courant de l'affaire. Un dernier stagiaire, croisé dans le couloir, nous suit (3 stagiaires qui se dirigent vers le même endroit, le courant est trop fort, on se fait emporter)
Résultat : 4 stagiaires autour d'un pc, pendant 1h20, à chercher des noms de vieux jeux videos avec nostalgie.
Nous avons été sauvagement happés dans le puissant vortex de procrastination.
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Des jeux de mots très nuls se sont cachés dans ces images ! Les trouveras-tu donc ?
Quoi, pauvre petit enfant innocent, tu ne connais pas le fabuleux monde de môssieur Howard Phillips Lovecraft, né en 1890 et mort en 1937 à Providence, Rhode Island, merci Wikipedia, qui fut un auteur américain de récits fantastique, d'horreur et d'épouvante, ayant inspiré une foultitudes d'écrivains et dont la marque se ressent jusque dans la culture littéraire, cinématographique, vidéoludique, ludique, voire même musicale, ok j'arrête là je peux plus respirer ? Boarf, allez, vous avez déjà dû tomber au détour d'une page, ou entendre parler de noms comme "Cthulhu", "Yog-Sothoth", ou encore le "Necronomicon"...
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Dans le cas contraire, je vous conseille de vous pencher, ne serait-ce que légèrement sur ces petites choses ma foi fort passionnantes. Vous pouvez commencer par certaines des (nombreuses) nouvelles que cet esprit pas très sain a pondues : "La Couleur Tombée du Ciel", "L'Abonimation de Dunwich", "Dagon", "Le Cauchemar d'Innsmouth", "Celui Qui Chuchotait Dans Les Ténèbres", ou encore tout simplement "L'Appel de Cthulhu". Principe de base de ses "horreurs cosmiques" : l'esprit humain ne peut comprendre le monde dans son intégralité (ce qui est parfois une bénédiction), et l'univers entier a été créé par et est toujours peuplé de créatures extra-terrestres monstrueuses; ceux qui cherchent quand même à comprendre risquent fort de perdre la raison. Baignées dans un pessimisme et un cynisme sans limite, peuplées de rituels nauséabonds et de déshumanisation complète, ses histoires se voient souvent achevées par un léger aperçu de l'innommable - soit juste avant que le narrateur perde la tête. Miam |
Pour les courageux, il y a aussi de nombreux poèmes en vers (à lire en anglais, c'est tellement plus drôle) développant un peu plus le Mythe de Cthulhu. Et bien entendu, il a aussi écrit des tas d'histoires n'ayant aucun rapport avec ce gros poulpe au nom imprononçable, dont certaines sont particulièrement bonnes...
(Attention, il y a de grands risques pour que vous vous demandiez au bout de quelques livres/nouvelles/pages pourquoi il parle toujours de "structures cyclopéennes", de "choses trop horribles pour être décrites", ou encore "d'horreurs que l'esprit ne peut appréhender et que donc je décrirais pas parce que bon voila".
C'est normal.)
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Pour ceux qui voudraient tenter l'immersion totale, ou pour les rôlistes qui n'en auraient jamais entendu parler (oh ? ben alors, mon ami, tu vis dans une cave ?), il existe aussi un jeu de rôle tiré de cet univers pas très lumineux. Un jeu de rôle qu'il est bien, vi vi. Où même que les personnages, hé ben ils meurent très vite ou deviennent fous, huhu. A tester le plus vite possible... | ![]() |
Certainement le gros buzz du moment comme Cloverfield il y a quelques mois, [Rec] est le film que les amateurs de sensations fortes voudront voir ces temps-ci. Et, autant l'écrire tout de suite : vendu comme l'occasion d'avoir un gros moment de frousse (cf la bande-annonce ne montrant que les réactions - assez "puissantes" - du public) en caméra subjective, , ce "court" long-métrage (1h15 à peine) tient assez bien ses promesses, et se montre efficace du début à la fin... ou presque.
Alors qu'ils suivent des pompiers barcelonais dans leur travail nocturne, en l'occurence un appel concernant une vieille dame faisant une crise d'hystérie, une petite équipe de télévision (une présentatrice un peu chiante et un caméraman) se retrouve avec habitants, pompiers, policiers et... autre chose, coincés dans un immeuble mis sous quarantaine aussi soudainement que sans explications.
La tension est présente dès les premiers contacts avec ce qui sera le décor des horreurs de l'heure à venir, et les nerfs du spectateurs sont mis à l'épreuve dans un cocktail de paranoïa, de sursauts et d'ambiance opprimante. On a beau savoir que la chose est là, dans le coin, prête à hurler et à tuer, on a beau l'avoir vue (ou perçue) depuis quelques secondes, on ne peut rien faire d'autre qu'attendre... En évitant de trop creuser les accoudoirs du fauteuil de ciné. Le travail de l'image est remarquable, entre jeux d'ombres et de lumière ajoutant à une situation déjà pas franchement rassurante, et fragilité du support (caméra pas stable, qui s'en prend plein l'objectif et le micro).
Pourtant, vers la fin du film, après une longue scène d'antologie suivant les quelques derniers efforts désespérés des (de plus en plus) rares survivants montant les grands escaliers de ce maudit immeuble, le soufflé retombe assez violemment : entre tentatives maladroites des scénaristes de donner une origine au mal, enfermement toujours plus important amenant plus de soucis cinématographiques que de claustrophobie, mode "night-vision" qui fracasse tout (on ne voit plus assez pour avoir peur de quoi que ce soit...) et fin expédiée de la pire des façons, les 4-5 dernières minutes sont - vraiment - à oublier.
En bref, une bonne occasion d'avoir la chair de poule, voire d'avoir envie de hurler une ou deux fois (ah ! salauds de réalisateurs !), l'immersion permise par la caméra "embarquée" ajoutant vraiment son grain de sel au cauchemar. La fin ratée montre en revanche les limites auto-imposées par le style... et par les réalisateurs, qui s'enferment eux-mêmes dans une sacrée impasse.
Deezer, c'est bon. La radio Heavy Metal (Musique > Radios), c'est que du bonheur, entre Pantera, Angra, Metallica, d'autres trucs en -a, et des caricatures de Metal Symphonique des années 80. Du bonheur à tartiner, vous dis-je. Là c'est Nevermore, et je bouge mes cheveux, yay.
Quelques petits liens muzicaux : Kiko Loureiro, guitariste d'Angra, fait du krè krè bon rock/metal instrumental. Avec de très bons morceaux jazzy ou acoustiques, aussi. Concerto For Constantine, c'est le nouveau groupe de Mark Greaney, ex-JJ72. C'est dans la même veine, en plus rock, et ça fait du bien aux oreilles.
Un krè krè bon bloug de cinéma, avec un auteur très productif, c'est par ici les amis.
Et pis allez voir du côté de chez Pipo, geekeries, retro gaming, DragonForce en expert et R4pt0r J3ZUS in da place. \°3°/

Oh. My. God.
Un cauchemar de 1h15.
Rien à dire de plus, sinon spoilers.
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Encore une fois, bien trop de temps entre deux MAJ. Hé oui. Du boulot, entre flitres ellipitques et otpimisation mathétamique ou lasers à semi-condutceurs (j'en deviendrais presque dylsexqiue), un diplôme d'"oiseveté appliquée au glandage" à préparer, beaucoup de guitare, tout ça. Et pis d'abord c'est la grève des transports alors j'ai pas pu, voila. |
Premier truc à faire quand vous aurez 2 minutes, lire des bouquins. |
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Ensuite, le temps que je mette à jour ma radio, vous irez m'écouter quelques
chansons sur radioublougcloub (bouh z'est bas bien !) ou myspace. Rien de très nouveau, mais c'est toujours bon à
découvrir. C'est parti !
- Dream Theater - Peruvian Skies
(de l'album Falling Into Infinity). Le début est déjà très bien, mais à partir de 3:30, c'est carrément... "excitant" je devrais dire.
- Ensuite, le myspace de Neal Morse vous permettra d'écouter notamment Upon the Door,
Into The Fire et Author of Confusion, 3 excellents morceaux de ce monsieur qui fut entre autres l'ancien chanteur de...
Spock's Beard, groupe de rock progressif déjà célèbre depuis pas mal d'années
maintenant, dont je vous conseille l'album Snow (le dernier avec le sus-nommé Neal Morse) et une grande partie des chansons de
leur dernier album éponyme. Sans Neal Morse donc, oui, si vous suivez.
- Pour finir pour ce soir, The Mars Volta. Ce qu'ils proposent sur leur myspace est déjà très bon,
mais n'hésitez pas à fouiller un peu pour écouter d'autres bijoux comme Televators, Cicatriz ESP, The Widow...
Et enfin, pour les amateurs de jeux-videos, vous irez me jouer à Portal,
un FPS qui n'en est pas vraiment un, avec un concept monstrueusement novateur et une réalisation juste parfaite.
Moi j'aimerais bien, mais j'ai pas de carte graphique digne de ce nom. D'oh !
...et il est grand temps de mettre ce site à jour. Résultat : update de la partie "Qui suis-je", moins marrante que l'ancienne, mais plus à jour aussi.
J'ai assisté à deux concerts au mois de Juin : en premier lieu, Muse au Parc des Princes. Malgré une set-list améliorable et un public aussi enflammé qu'exécrable dans la fosse (ambiance de folie, mais des baffes qui se perdent pour certains), ce fut grandiose. Muse, c'est le "concert à voir" du moment, c'est le groupe de stades, au même titre que d'autres U2, Rolling Stones et consors (qui pourraient aller se rhabiller, du coup). Bon, c'est bien beau tout ça, mais quand est-ce qu'ils passent à la Maroquinerie ou à la Boule Noire, qu'on en profite un peu plus ?
Deuxième concert, moins d'une semaine plus tard : Steve Vai au Grand Rex. Un son absolument pourri (amplis qui buzzent, égalisation médiocre, et j'en passe), un show pas encore tout à fait calé mais... Quelle claque. Au-delà des considérations guitaristiques de base ("P'tain, il touche quand même", entendu à plusieurs reprises autour de moi...), ce mec a un véritable don pour transformer un concert de rock instrumental en une expérience musicale unique. Accompagné de musiciens aussi virtuoses et barrés que lui-même, offrant un long set où la qualité côtoie la quantité, le maître ne déçoit pas le gâteau bleu que je suis.
Et p'tain, il touche.

Non, vous ne rêvez pas, ceci est bien une mise à jour. La prochaine sera peut-être pour le concert de Muse au Parc des Princes le 23/06, ou pour celui de Steve Vai quelques jours plus tard. Je mettrai peut-être la radio à jour dans le mois de Juin, si vous êtes sages. Et j'ai commencé à améliorer un peu la partie de gauche, avec liens et navigation, qui commençait à être vraiment en bordel...
On pouvait attendre beaucoup du nouveau Dream Theater. Beaucoup. Premier album du nouveau
contrat signé chez Roadrunner Records, pas réputés pour leur mœurs douces en matière de musique
(Opeth, Slipknot, Within Temptation, Cradle of Filth…), on pouvait s’attendre à du heavy, de la
puissance, toutes guitares dehors, un « Train of Thought » (2003) numéro 2, en quelque sorte.
Mais après un « Octavarium » (2005) aux accents plus pop et marqué par l’utilisation assumée
d’une palettes d’influences diverses et variées (de U2 à Muse… !), qui en aura déçu beaucoup
malgré d’excellents titres, on pouvait se demander si le prochain album ne serait pas
désespérément « pop », un peu trop formaté et loin du génie de « Metropolis pt2 » (2000)
pour ne citer qu’un exemple dans l’œuvre du groupe. |
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Encore une fois avec « Systematic Chaos », Dream Theater surprend. Encore une fois, ce sera souvent dans le bon sens, mais parfois dans le mauvais… Petite revue à chaud. Le titre d’ouverture, « In the Presence of Enemies », est la première partie du grand
« épique » de l’album, d’une durée de presque 26 minutes. L’album commence ainsi sur des chapeaux
de roues, avec un enchevêtrement de mélodies plus ou moins heavy, ponctuées par de brèves
accélérations nous rappelant que les instrumentistes du groupe ne sont pas manchots. Ces 9
excellentes premières minutes, rassemblant beaucoup de l’essence même du groupe, font cependant
planer un petit malaise : pourquoi diable ce morceau est-il séparé en deux ? |
Passons au single, « Constant Motion ». Heavy. D’aucuns parleront de Metallica, et je les
comprendrais, bien que ça soit terriblement réducteur. Le deuxieme couplet, vers 2 :30, commence
à devenir très propice au headbanging, et le pont instrumental est une merveille, associant une
base groovy de basse, piano et batterie à des soli tout à fait honorables, tout d’abord d’un John
Petrucci (guitare) en grande forme, puis d’un Jordan Rudess (synthé) faisant l’effort d’être plus
musical et moins « game-boy ».
Les amplis n’ont pas eu le temps de refroidir un peu que déboule déjà « The Dark Eternal Night »,
qui, si son intro heavy ne casse pas trois pattes à un canard, surprend énormément dès l’arrivée du
couplet. Voix distordues à l’extrème sur double pédale martelée, saupoudrés de gros riffs, une
ambiance sombre bien déroutante. Les refrains, plus classiques, n’en sont pas moins puissants.
Le pont instrumental est certainement le plus intéressant de l’album, alliant des changements
incessants de rythmes, de mélodies et de sonorités à une virtuosité maîtrisée, résistant presque
jusqu’au bout à la tentation de lâcher les lions. Presque, Petrucci finissant par craquer, dans
un des soli les plus techniques de sa carrière.
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« Repentance » est le 4ème morceau de la suite composée par Portnoy (batterie) à propos de
l’alcoolisme, comportant déjà les épiques « The Glass Prison » et « This Dying Soul », ainsi que
« The Root Of All Evil ». Cette fois ci, une ambiance calme et posée, un morceau dépouillé, et
une ambiance très lourde, avec une apparition vocale d’un grand nombre de guest stars (Joe
Satriani, Steve Vai, Neal Morse, Corey Taylor, Daniel Gildenlow,…). S’ensuivent de longues
minutes aux arrangements orchestrés terriblement simples mais d’une beauté magistrale. Du très
bon, probablement un des gros points forts de « Systematic Chaos ». |
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La plage suivante, intitulée « The Ministry Of Lost Souls », est peut-être le titre le plus fidèle à ce qu’à pu faire Dream Theater par le passé.
![]() Haha ! Je joue mieux que toi ! |
Alternant passages doux et heavy, avec une
très bonne partie instrumentale ponctuée par un solo harmonisé de toute bôôté, ce morceau ne
marque pas à la première écoute, mais est peut-être l’un des meilleurs du disque au côtés de
« Repentance » et « In The Presence Of Enemies »… (attention, cette transition tue !)
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Globalement, si l’album rentre au chausse-pied dans un cd audio normal (durée : 78m41), on
en ressort quand même avec une impression assez gênante : celle que l’album peut se résumer en
15 minutes, et celle que s’il contient de très bonnes idées, celles-ci sont trop noyées dans un ensemble de parties trop longues et
dispensables.
Avec « Systematic Chaos », Dream Theater marque une progression indéniable depuis « Octavarium »
en élargissant leurs sonorités tout en revenant paradoxalement à un style qui leur est plus
propre. S’il contient quelques perles instrumentales et techniques, l’album n’est cependant
pas un chef-d’œuvre dans la discographie d’un groupe qui a placé la barre bien haut auparavant.
Un bon album, agréable à écouter, dans la continuité des 2 précédents.
Quelques liens pour écouter : Myspace Officiel (avec "Constant Motion"), "The Dark Eternal Night", "In The Presence Of Enemies pt1"
L'un des plus (re)connus des groupes de rock/métal progressif aux côtés de Dream Theater revient ce début d'année avec Scarsick. Il ne serait pas exagéré de dire qu'après le grandiloquent et ambitieux BE sorti en 2004, qui a quelque peu divisé les foules, et leurs précédents chefs-d'oeuvre comme The Perfect Element Part I, les 4 suédois de Pain Of Salvation étaient attendus au tournant. (La citation des deux autres albums n'est bien évidemment pas un hasard, allez vite me découvrir ça...). C'est cette fois sans leur bassiste, mais toujours avec ce fou de Daniel Gildenlöw (qui a encore une fois composé la quasi-intégralité des morceaux, et créé tout le concept autour de l'album) que le groupe s'est mis au travail. |
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Scarsick nécessite un certain temps d'adaptation pour en apprécier les essences. Pas de surprise de ce côté là, si on peut dire. Cette fois, l'album s'articule autour de 2 parties, la première débutant avec un titre éponyme très heavy, agrémenté d'un chant hargneux teinté de hip-hop, alchimie que l'on retrouvera sur "Spitfall", nous introduisant de manière aussi déroutante que rassurante dans ce nouvel opus. La magnifique "Cribcaged" bâtie autour d'un crescendo mettant en avant la voix de Daniel Gildenlöw, ne nous prépare pas au choc de "America" et "Disco Queen". La première peut faire penser à une comédie musicale country plongée dans des sonorités métal, sur un texte de règlement de comptes avec nos amis étazuniens. La seconde n'est ni plus ni moins qu'un mélange disco/métal aux rythmiques hachées et au refrain "Disco Queen : Let's Disco !". Déroutant. Mais tellement bon.
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Là où la première partie de l'album nous permet de replonger dans l'univers de PoS et confronte l'auditeur au talent à l'état brut de Gildenlöw & co, la seconde se veut beaucoup plus mélancolique et sombre. "Kingdom of Loss" réunit tous les éléments nécessaires pour réaliser une ballade rock pleine de noirceur. Les breaks apocalyptiques de "Idiocracy" n'inspirent que désespoir, alors que les accents hardcore de "Flame to the Moth" misent tout sur une fureur brute. Et puisque "album de progressif" rime avec "final épique", Pain Of Salvation ne déroge pas à la règle et nous offre "Enter Rain", petit bijou captivant aux multiples crescendos. Scarsick, excellent album ? A coup sûr. Un talent indéniable, des compositions intéressantes, denses, parfois inattendues, un véritable joyau musical. Chef-d'oeuvre ? Non. Il manque tout de même cette étincelle de folie et d'ambition que l'on rencontre dans BE, et une plus grande exploitation du concept (tellement secondaire que l'on n'y pense plus), quand on sait qu'il s'agit là de la suite de The Perfect Element... |
Le site off' : Pain Of Salvation. Beaucoup d'extraits live de BE sont trouvables sur youtube. Bonne écoute !