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Ten Thousand Eyes // Obsidian Cage

samedi 10 octobre 2009

Hop là, deux trucs à écouter aujourd'hui :

"Ten Thousand Eyes", nouvelle composition toute fraîche.


... Et un nouveau mix pour une compo précédente, "Obsidian Cage".

Il va sans dire que tout avis est le bienvenu :)



Ten Thousand Eyes

Lift your eyelids in the dark
Wake up surrounded all around
By some kind of deafening silence
Needles stuck in your back
You're feeling distorded by a lens

Unnatural fascination,
Unseen colours, hallucinations
Are you terrified to regain your sight ?
And let unearthly shapes come to life

Born again, not sure why he killed you before
Constantly swapping time and space
The chimes freezing your bones to the core
And shattering your consciousness

Slice your throat in soundless screams
Smash any thought to a pulp
Alleviate fears of the beast you have seen
Answers lie behind the seams
Tear all your visions apart
Anesthetize deceiving stimuli from within

Didn't have time to figure out
The source of that violent noise
Sending shivers along your crooked spine
The windows crashing ?
The glass shattering ?
Or your backbone bending and breaking ?

The answers are beyond your grasp
So tear all your visions apart
'til there's no chance you ever decipher
The static from your reflections, their ubiquity
Is blurring the boundaries of this unreality

Ten thousand eyes staring back from the broken mirror


Obsidian Cage

"The truth is far from all you're telling me,
You just can't seem to grasp its whole simplicity.
No pain, no fear, no dissonance, no chill,
How dare you come and disturb my inner peace ?"

"Did you forget you're the one
Who tied your hands, sewed your eyes
And cowardly shut yourself ?
I'm sick of your games of denial
I'll kill us both if you don't
Just awaken, struggle with me"

"Nothing ever existed before
So please just come and merge with me, quietly
Let me enjoy this complete ignorance
Until I decide to fade into oblivion"

"Did you forget you're the one
Who tied your hands, sewed your eyes
And cowardly shut yourself ?
I'm sick of your games of denial
I'll kill us both if you don't
Just awaken, and fight with me"

"Let's clench our fists with all my rage
And shatter this obsidian cage
All that the shards will reflect
Are the leeches you must tear off your neck
The tricks your own mind did create
And thwarted hypnotic deceits
So will you stand, or die with me ?"

Full Moon

lundi 10 août 2009

Vacances dans le Périgord... J'ai raté les Perséides, mais j'ai eu la lune rousse géante, les fraises, la piscine et les jeux cons.

C'est quand les prochaines ? Full Moon

Playlists - Mk.II

dimanche 26 juillet 2009

Metal-Head-Riffs Playlist

Arch Enemy - Dead Bury Their Dead (0:00-0:20)
Mastodon - The wolf is loose (2:20 - 2:56)
Porcupine Tree - Open Car (0:41 - 0:55)
Muse - Knights Of Cydonia (4:12 - end)
Angra - The Course Of Nature (2:15 - 2:42)
Children Of Bodom - Lil' Bloodred Ridin' Hood (1:44-2:05)
Dream Theater - Peruvian Skies (4:15 - 5:02)
Serafin - Sage Waits (0:42 - 0:56)

Colors-In-My-Head

Porcupine Tree - Deadwing (whole album)
Red Sparrowes - At The Soundless Dawn (whole album)
(Spotify est ton ami)


Si vous connaissez d'autres chansons aux riffs ultra-accrocheurs, irrésistibles et compagnie, balancez, j'en suis particulièrement friand :)

Nouvelle chanson en préparation, peut-être en ligne d'ici 2 semaines !

Nosfell - "Nosfell"

vendredi 12 juin 2009

Quelques mois après la fin de la tournée pour son 2ème opus, ce cher guitariste/chanteur/beatbox/conteur/surdoué Nosfell et son comparse violoncelliste/bassiste/bidouilleur/arrangeur Pierre Le Bourgeois redébarquent avec un troisième album, intitulé sobrement... Nosfell.

(Pour ceux qui ont pas trop suivi l'aventure, vous pourrez trouver pas mal d'articles concernant les deux compères ainsi que quelques photos (qui se retrouvent un peu partout sur le net en fait, étonnant non ?) sur l'ancienne version de mon site... (Et un article, et deux articles !) )

Avis presque à chaud. Enfin, autant que possible, la galette ayant tourné sans arrêt depuis lundi soir...!

Nosfell

La différence de teinte globale de l'album par rapport aux précédents est la première chose que l'on peut remarquer : exit les longues plages contemplatives et mélancoliques de Kalin bla lemsnit dunfel labyanit (Ta main leurs dents, Likade, Hope ripped the night), ses ambiances oppressantes et parfois presques burtoniennes (Gunel, It's been a long time, Le long sac de pierres), ainsi que ses accès folies malsaines ou angoissantes (Majodilo Tepu Jaredu, Jalin Madaz, The Gorgeous Hound), exit la liberté sauvage, végétale et organique de pomaie Klokochazia balek... Mais pas tout à fait : Nosfell ressemble de temps à autres à un résumé, ou un épilogue des oeuvres précédentes.

Cela serait pourtant très réducteur : l'album présente autant de facettes différentes que de chansons. Voire plus : Lugina, l'incroyable Olyasetilan, Bargain Healers ou encore Alaj Lis Ajal, si elles sont probablement parmi les chansons les plus accessibles de Nosfell (ce qui ne manquera pas de faire grincer les dents de certains), surprennent par leurs constructions complexes et en constante évolution (au même titre que Your elegant hat' si le précédent opus).

L'aspect rock est indéniablement plus développé, avec Lugina, Jusila, ou la rencontre d'une puissance électrique (et électrisante) et de klokobetz dans Kodalit et Subilutil ; mais parler de virage musical serait oublier l'évolution déjà entamée dans Kalin bla lemsnit... et au cours de la tournée, et les quelques chansons enregistrées avant le premier album. Cette facette a toujours fait partie du personnage, et l'aisance avec laquelle il la développe et la déroule ici est presque déstabilisante.

PierreLeBourgeois

On assiste à l'opposition directe d'une violence canalisée (Lugina, Jusila, Kodalit), et de l'innocence et la vulnérabilité les plus pures (Suanij, Hejnoita, Arim Lis Lilem). Bargain Healer avec Joshua Homme (Queens of the Stone Age) et Brody Dalle (The Distillers, femme de Joshua), marque par sa rythmique hachée et entêtante, et les sublimes arrangements de voix qui se complètent à merveille. Le premier couplet, chanté par Nosfell en Klokobetz, est juste une véritable démonstration de majesté et de charisme. Et en à peine 5 minutes, ce surdoué semble capable de raconter plusieurs histoires successives dans un Olyasetilan dont le refrain et le final resteront certainement parmi mes passages préférés de son oeuvre.

Les paroles entremêlées et la diction volontairement floue de La romance des cruels (interprétée par Daniel Darc, mais (désolé Daniel !) prenant une toute autre dimension chantée en live par Nosfell) rappellent Le long sac de pierres et les nombreuses histoires tragiques évoquées jusqu'alors. Histoires fascinantes et fortes de leur opacité, mais si l'univers de Nosfell est d'une poésie et d'une beauté magnétique, le conteur nous rappelle en filigrane qu'il reste sombre et impitoyable.

Certains morceaux comme Maridus, Lugina ou Subilutil (dont le début rappelle terriblement le premier album), malgré l'évolution des sonorités, laissent une véritable impression de familiarité : plus qu'une continuation narrative, on a l'impression d'être transporté plus profondément dans l'esprit des protagonistes, confronté plus précisemment à leurs dilemnes et leurs tourments.

Les structures sont plus simples d'accès, certes, mais les rythmes et mélodies sont toujours complexes et finement ciselés, aux diverses nuances folk, ethniques : nosfell achève d'après moi la création de la musique folklorique d'un pays qui semble devenir de moins en moins imaginaire et lointain, avec des titres comme Jusila ou Alajilis Lilem.

Nosfell

On ne manquera pas de remarquer la contribution de Pierre Le Bourgeois, toujours présent depuis le premier album et toujours aussi incroyable au violoncelle, à la basse et aux arrangements, et la production de Alain Johannes (oui oui, celui de Queens of the Stone Age), dont on retrouve la marque percutante un peu partout...

D'une hypersensibilité, d'une obsession constructive, d'un imaginaire débridé est né un univers à fleur de peau, dont la description emeut à mesure qu'elle s'affine. De la rencontre et la collision d'influences musicales variées et qu'on aurait pu croire incompatibles, et d'un incontestable talent, est né l'étrange musique inclassable permettant cette description.

Prochain rendez vous : hormis les nombreux concerts et showcases à ne pas manquer, Le lac aux vélies (oeuvre comlète jouée avec un orchestre symphonique l'année dernière, et rejouée à la Salle Pleyel le 29 juin prochain) sort dans quelques jours sous la forme d'un CD/Livre (illustrations et... histoires ?)

Site officiel : http://www.nosfell.com/ || Myspace : http://www.myspace.com/nosfell

(Je me répète mais : Allez à ses concerts ! Bien plus qu'une expérience musicale ! Histoires fabuleuses, rires et larmes ! Croissants gratuits ! (heu...) )

Guitar Times - "Tamacun"

dimanche 3 mai 2009

Bon, je me la pète un peu, et ça date de quelques mois, mais hop quand même.




*tim pididim pim*
(Et je me rate toujours autant sur la fin, haha.)

Sur ce, si vous ne l'avez pas encore fait... Allez écouter Rodrigo y Gabriela sur deezer, spotify ou ailleurs !

Yeah Yeah Yeahs - It's Blitz!

mardi 21 avril 2009

Les Yeah Yeah Yeahs ont fait la grosse erreur de réussir à secouer l'univers du rock indé moderne dès leur premier album ("Fever To Tell", 2003, premier LP après plusieurs EP bien plus chaotiques et noisy), et d'imposer leur son, avec comme atouts l'énergie débordante et orgasmique de Karen O, les percussions classiques mais puissantes de Brian Chase et les prouesses sonores de Nick Zinner, entre expérimentations, schémas mélodiques simplifiés à l'extrême et riffs acérés. L'équilibre parfait entre chaos et structure, bruits saturés et mélodies efficaces, nouveauté et déjà-vu. Des joyeux bordels comme Date with The Night, Rich, Man ou Pin, on en écouterait des centaines, sans oublier le petit joyau qu'est Maps, véritable petit OVNI de douceur passionnée perdu au milieu de l'électricité ambiante.

YYY

Une grosse erreur (enfin, tout est relatif), car l'étiquette de "groupe rock-punk énergique noisy avec cris orgasmiques" leur colle désormais au train, amenant nombre d'amateurs à se détourner du groupe lors de la sortie du - très - différent Show Your Bones (2006). Dommage, car derrière l'aspect beaucoup plus posé ("chiant" diraient certains, qui n'ont probablement pas écouté Phenomena, Mysteries ou le "violently happy" Honeybear), on y découvre une autre facette du groupe, qui tente des chansons plus réfléchies, sans oublier de disjoncter de temps à autres et sans renier leur nature de surdoués de la mélodie entêtante.

Avec It's Blitz!, les YYY étendent encore un peu leur palette sonore, peut-être au risque de perdre quelques fans de la première heure, mais en s'attirant très probablement les faveurs de beaucoup d'auditeurs d'horizons différents. S'orientant résolument dans une direction électro, le trio semble cette fois décidé à faire... danser. Dès les premiers titres, les percus artificielles côtoient les superpositions de synthés, dans un mélange n'étant pas sans rappeler la scène pop-rock et électro récente (des Killers à... MGMT ?). Les YYY ont encore une tonne d'énergie à revendre, mais celle-ci a changé de forme d'une manière surprenante - et loin d'être déplaisante. Et entre les morceaux entrainants, mélodiques et épiques (l'incroyable Dull Life, Heads Will Roll) se cachent de petites perles de douceur sereine comme Skeletons ou Little Shadow, loin des délires dansants du début de l'album (le single Zero) mais aussi de la mélancolie et de l'introspection un peu déprimante (et parfois un peu tiède) de Show Your Bones.

It's Blitz!

Les Yeah Yeah Yeahs réussissent là le pari d'un album équilibré entre une joie démesurée, voire violente, et une douceur sincère, presque tendre. Le tout en élargissant leur spectre sonore d'une manière assez inattendue et en conservant les quelques recettes qui ont fait leur succès : une musique passionnée, entre sensibilité et défoulement, entre douceur et outrage, vicérale et sensuelle, mais toujours simple.

Concert à Paris le 30 avril...

L'album est en écoute sur Deezer et Spotify.

(EDIT : désolé pour la petite attente (et la fermeture temporaire des commentaires), mais les attaques de spam, c'est mal. Et Free qui bloque le site le temps qu'on installe un anti-spam, c'est mal aussi. Bref...)